Lundi 15 octobre 2007
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17:25
Du
mardi 25 septembre au 2 octobre
- Altitude 250 m
- Heure de trajet cummulé 83h30
- Distance parcourue 10484km
Un des objectifs de mon periple au pérou était de faire le rencontre de la forêt amazonienne. Je n´ai pas été déçu! En effet une des forêts les mieux préservée se situe au Pérou dans la réserve
très préservée de Manu. Il était indiqué dans le guide Lonely Planet - ma bible de voyage - qu´il était impossible d´entrer dans la réserve sans un guide et une agence de voyage. Avec ma forte
tête il aura fallu que je m´aventure seul malgré tout, il est vrai que le ticket d´entré avoisine quand même les 100$ par jour.
Enfin, je me décide donc à prendre le bus pour Paucartambo: étape obligatoire pour entrée dans Manu.
Le proprio du bus de la compagnie "Gallito de las rocas" Guimmy mon nouveau copain, m´a placé avec lui dans la cabine conducteur où je peux admirer les magnifiques paysages qui se
déroule sur le chemin de terre très étroit et sinueux dans le cerro derrière Cuzco:
Guimmy m´expique que je n´irais pas bien loin tout seul. En effet à mon arrivée au pueblo, je suis accueilli par un garde de la réserve. Il me questionne sur mon projet et
m´explique ce qui était écrit dans le guide: entrée dans la reserve obligatoirement guidée, sous peine d´amende! Avec chance, Guimmy, le patron du bus connait bien une agence
très sérieuse (par ailleurs inscrite dans le guide) Pantacolla. Une expédition prévue le lendemain, s´arrêtra au village pour prendre le petit déjeuner. Les derniers détails se
règle au téléphone, le paiement par carte ne peut se faire à distance, seul les cartes Visa sont acceptées! Avec une confiance aveugle, ma "Gold" fera le voyage pour Cuzco avec guimmy dès le
lendemain matin (conseil de banquier: attitude à proscrire en toute circonstance!!!).
Dans l´après midi, j´ai appris le décès de mon papy Elie,
je savais qu´il n´allait pas bien depuis quelques temps, et ne pas être présent pour lui dire un dernier adieu m´a beaucoup affecté. Je profite donc de ce blog pour lui rendre un
dernier hommage:
- en publiant cette photo qui est pour moi l´image que je veux garde de lui...
- en lui disant "t´inquiète pas mon ptit gars tout va bien" et fais un bisou à mamy de ma part,
- en lui chantant "elle a du sentiment ma
vache"
Adios Papy Elie
Il se trouve que le grand père de Guimmy habitant le village était charpentier dans le temps, on y passera un petit moment. La nuit à Paucartambo, je la passerais dans la garçonnière de
mon ami avant qu´il ne parte à 3h pour Cuzco. Une pensée pour lui, son courage, son honnêté et pour son "querido sebatían"...
Le lendemain, comme convenu je retrouve les membres de l´expédition pour Manu: 2 Suisses, 1
Belge, 2 Anglais et 3 Hollandais, le guide, Franco-italien d´origine se prénomme Darwin, ses commentaires seront en anglais, très européen tout ça!!! Le temps d´un petit déjeuner, les présentations sont faites. Nous voilà partis en bus pour la "forêt de nuage", un joli nom pour
le versant amazonnien de l´altiplano qui plonge en moins de 30km de 2900m à 500m d´altitude. Du sommet dans la "Puna" le paysage devient subtropicale, des arbres de plus en plus grands, des
fougères immenses, des palmiers, des chants d´oiseaux tropicaux aux milieu des nuages brumeux étouffants les montagnes environnantes. Plus on zig-zig, entre les pentes abruptes et détrempée de
cette forêt dans les nuages plus le paysage s´applatit.
En arrivant au bas de la dernière colline, le paysage n´est qu´une immense plaine couverte dune forêt traversée par les méandre du fleuve "Alto Madre de Dios" il est temps de
rejoindre le boté "Péké Péké" une très longue barque, moyen le plus commode pour se déplacer.
Dans l´étouffante jungle chaude et humide qui fait transpirer comme un "Capybara" (Petit mammifère entre le cochon et le ragondin) seul l´air accordé par le
déplacement de la barque accorde un peu de bien être. On est pas bien lâ???
A l´occasion d´une pause pipi sur la berge, on ne manque pas de se faire bouffer par de voraces moustiques, que même le répulsife ne parvient pas à éloigner. Lorsque l´on ne croise
pas un gros caïman tout disposé à vous croquer, belle bête, hein...
Ce petit paradis est heureusement peuplé de gentils animaux qui feront office de proies à ma place, ainsi, on trouve de nombreuses espèces d´oiseaux dont le fameux et fabuleux coq de
roches emblème du pérou aux couleurs chatoyantes:
Le petit colibri croisé avant d´embarquer à Alataya:
La grosse perruche verte qui à voulu boire dans ma bière au pub de Boca Manu Village:
Ou encore les Perroquets du mur des lamentations Aras qui n´arrêtent pas de se voler dans les plumes:
J´ai vu aussi des ibis, des hérons cendrés comme chez nous, des aigrettes, des sternes, des espèces de bérites en plus jolies et plein de sorte de canard sans oublier l´insaisissable
martin pêcheur.
De nombreux mammifère, nous cotoient également, comme nos cousins les singes, ici le capucins un peu agressif à mon goût (tout ça parce que je ne lui ai pas donné de pourboire en échange de
la photo comme c´est la tradition):
Mais il y a aussi les singes laineux, les roux, que j´ai vu et pris en photo et les autres dont je me souviens pas du
nom.
J´ai aussi eu l´occasion de batifolle avec une famille entière de loutre géante:
qui doit être en train de dévorer un poiscaille ou bien un Piraña, que j´ai eu l´occasion de pêcher sans succès, alors que notre guide accompagné du fidèle Menquières en ont retiré un
petit spécimen après avoir masacré un grand nombre d´appats:
Regardez ses petites dent et ces yeux, on dirait les même que le bébé Caïman que j´ai pris en photo de nuit camouflé dans les herbes et les moustiques
Je lui aurai bien fait un bisou, mais il quand même moins mignon que les bébés Aligatores qui font "Eon Eon Eon" hein, Toitoine! lol
Lors de nos nombreuses marches dans la jungle, nous avons croisés plein d´arbres, (c´est un peu normal puisque c´est une forêt) comme les géants Ficus les papas de ceux du salon,
ou le tronc énorme des Pocpocs, je suis devant pour vous donner une idée de la taille de la bête:
On peut rencontrer également de gigantesques palmier de différentes espèces
J´ai été assez surpris, mais il n´y a quasiment pas de fleurs dans cette jungle en revanche des lianes pendent de tous les arbres, et de nombreux arbres sont à terre, chaque plante se bat
pour sa survie, la loi de la jungle sans doute. C´est vert, très luxuriant et bruyant.
La jungle sèche à cette époque de l´année, pour dire, il n´a pas plu une goutte en une semaine. Au grand désaroi de mon guide Darwin qui aime la pluie. Cette situation est causé selon lui
par la fumée des incendits perpétrés au brésil et par le réchauffement climatique. Il n´en reste pas moins que les paysages au coucher de soleil sont magnifiques:
La nuit, il y a aussi plein de petites bêtes qui se promènent dans la forêt, des chauves souris, des tarentules ou mygales, des insectes comme les phasmes et aussi de gros animaux dont on entend
parler mais que l´on ne voit jamais comme le Puma ou le Jaguar, à croire qu´ils sont aussi timides que les serpents.
Heureusement la nuit nous étions abrités par de sympatiques cabanes dénommées Lodges. En bois, sur pilotis, sans véritables parois, les murs étaient en fait de simples
mousticaires, le toit recouvert de palmes:
Pendant tout le séjour, j´ai cru mourir de faim, le cuisto Mariano, était pourtant extra-excellement-bon, mais je n´arrivais pas a me rassasier avec ma portion et celle de l´Ecossaise
qui ne mangeait presque pas! En plus, tout les matin j´étais pris de vertiges, je n´ai pas compris ce qui m´arrivait!?
Pour l´anecdote, j´ai rencontré dans un des lodges un malaisien de environ 60ans qui parlait très bien français, figurez-vous que sa maman était originaire de Clisson et que son nom était
Trochu. Comme le monde est petit! Non? Et injuste aussi, car il souffrait depuis son arrivée au Pérou, d´une occlusion intestinale le pauvre.
Dans mon prochain article, le grand lac perché, le Titicaca et ses îles...