Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 19:34
Du dimanche 28 octobre au mardi 30 octobre 2007
Arica.GIF - Altitude 0 m
- Heure de trajet cummulé  135h00
- Distance parcourue 12684km

Arica, une petite ville du bord de mer où je pensais me détendre et me rafraîchir un petit peu avant de reprendre la route. J'ai été encore un peu plus déçu par le Chili. Ca beau être toujours l'été à Arica comme  le disait le guide, l'eau est quand même un peu froide avec un petit 16°. Quand au surf, mon deuxième espoir, il se pratiquait sur une plage un brin antipathique, sale, dépourvue de sable et agitée comme le nécessite la pratique du surf. J'ai donc préferé me balader le long de la corniche et me dorer au soleil, l'océan Pacifique que je ne connaissais pas n'aura donc connu de moi que les pieds:



Une petite photo de couché de soleil, c'était vraiment très beau:



Sinon Arica est très connu pour son Morro, c'est une falaise, un gros rocher aride qui surplombe la ville et les plages:

Morro-de-Arica.JPG

Il s'y est déroulé une des dernières batailles de la guerre du Pacifique, pour la maîtrise des gisements de Nitrates issues des fiantes d'oiseau, une belle guerre de merde!!! Le Chili est très patriote, les villes, les rues, les monuments exibent fièrement un ou plusieurs drapeaux aux couleurs du pays:

Drapeau-Chilien.JPG

Mais notre compatriote Gustave, le gars d'Eiffel, est responsable de quelques monuments d'Arica. Fabriquées à Paris, l'église San Marcos de 1870 et la Adouana (douane) de 1874 lui ont permis de se faire les dents avant d'attaquer la prestigieuse tour qui porte son nom. Ici la Adouana, c'est vrai on dirait pas, mais toute la structure est en ferraille:

Douane-Arica.JPG

Enfin de retour au Pérou, mon prochain article cause principalement d'Aréquipa, la plus belle ville du Pérou à mon goût.
Par ptitbret - Publié dans : Chili
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 15:58
Du vendredi 26 octobre au samedi 27 octobre 2007
San-Pedro-de-Atacama.GIF - Altitude 2440 m
- Heure de trajet cummulé  125h00
- Distance parcourue 12114km

San Pedro mon premier patelin au Chili. Ici il fait bien chaud, c'est bien sec, c'est encore un désert, mais celui d'Atacama. Un des plus arides au monde!!! Mais à vrai dire ça m'a pas choqué particulièrement, la preuve, je suis pas mort de soif. En plus j'étais loin d'être perdu, je suis resté avec Catherine, Didier, Marco et Carlo, mes nouveaux copains du Salar. On a même dormi tous ensemble dans la même chambre. Parce que la vie au Chili c'est pas comme en Bolivie, tout coûte beaucoup plus cher, comme en France. Dans tout le village, qui accueille portant pas mal de gringos venu du Salar de Uyuni comme moi, un seul ditributeur de billet et vide en plus de ça. Heureusement un peu de cash en devise américaine gardé au cas où, me permettront de survivre jusqu'à Arica, ma prochaine destination.

A la frontière entre la Bolivie et le Chili, ça ne rigole pas, les matières organiques vivantes sont interdites en provenance de l'étranger. Pas de bouffe, pas de graines, pas de bois. Ils garde tout soit disant pour brûler, mais j'ai des doutes pour le joli collier de graines rouge à point noir d'Amazonie de mon copain Marco, ils lui ont carrément réquisitionné!!!

Fronti--re-Bolivie-Chili.JPG

La jolie petite place de la bourgade, Oasis au coeur du désert d'Atacama. A vrai dire y pas grand chose de plus à voir:

San-Pedro-de-Atacama.JPG

Comme y avait pas grand chose à faire de plus, on s'est grillé deux trois morceaux de carnes et de saucisons histoire de passer le temps et de se remplir la bedaine... Ici mon copain Carlo aux commandes du grill de l'hotel:

Barbecue.JPG

Marco et Carlo ont retrouvé une de leurs connaissances faite à la Paz: "el Pulpo", un artiste un peu bizard résidant à San Pedro (le gars sur la photo au fond à droite). Hé bien figurez-vous que je le connaissais aussi, j'avait mangé avec lui et quelques Hippies à Copacabana sur les rives du lac Titicaca avant d'aller sur la "Isla del Sol". C'est dingue comment le monde il est tout piti. C'est moi qui vous l'dit. Bref, il s'est joint à nous et nous avons pu partagé à nouveau notre repas et nos idées:

Grillade.JPG

Le soir même, je prenais le bus pour Arica mon prochain article...
Par ptitbret - Publié dans : Chili
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 15:58
Du mardi 23 octobre au vendredi 26 octobre
Uyuni2.GIF - Altitude 3669 m
- Heure de trajet cummulé  123h00
- Distance parcourue 12008km

Uyuni est une ville du sud de la Bolivie sans grand interêt. D´ailleurs, à l´origine, je n´avais pas l´intention de visiter la Bolivie. Mais c´etait avant de voir une photo du "Salar" qui porte le même nom suite aux indications de Olivier et Stéphanie deux amoureux du pays des Incas. Un Salar, c´est un désert recouvert d´une bonne grosse couche de sel suite à l´évaportation des eaux d´un lac préhistorique. Et comme si ça ne suffisait pas, de véritables merveilles se trouvent à proximité "Las Lagunas" des lac colorés réunis dans un parc naturel celui de Avaroa, on y trouve également des volcans, des Geysers fumants ainsi que des flamands roses et de biens mignones vigognes. Pour se déplacer et découvrir tout ça il faut:

1 - Un bon vieux 4x4 Toyota, il parait que ce modèle là c´est le meilleur, ici en pleine action...

4x4-en-marche.JPG

2 - Un bon vieux guide! C´EST MON COPAIN!!! Sérapio, il lui manque un dent mais il fait la popote comme un chef sauf peut-être les pâtes, oui, mais le salar il le connait comme sa poche, et en plus il danse au volant!!! Particularité, on l´appelle "Maestro" c´est le plus agé sur le circuit avec un peu plus de 60 ans!!! C´est le meilleur.

S--rapio.JPG

3 - Une bonne vieille équipe de renommée internationnale avec Maeve la vague Irlandaise, moi le Vendéen, Noa l´Israëlienne homo, Sérapio le vieux renard Bolivien, Marco le pizzaïolo Italien, Cathy le mannequin Anglais et son mari Didier le Basque Belge sans oublier le mangeur de cactus, Carlo l´espagnol.



On a commencé notre périple juste à la sortie du bourg de Uyuni dans le Cimetière de train. Dans un décors désertique du far west, de vieilles locos en partie désossées et rouillées ont été abandonnées là sur un voie désafectée:

Cimeti--re-de-train.JPG

Après cette étape, on est rentré dans le vif du sujet: Le Salar, c´est blanc, c´est grand, c´est trop géant... Y a du vent, des rayons du soleil éblouissants, de l´air chaud et sec, c´est étouffant! Tout cela est très perturbant tellement extraordinaire que j´ai pris des photos sans compter. Ici c´est moi, je vous montre le chemin, c´est pas compliqué c´est tout droit, il suffit de suivre les traces de pneus. Mais attention s´il pleut le sol devient un véritable miroire dans lequel le ciel bleu et ses nuages se reflètent, il parait que c´est magique, on a l´impression de voler au milieu des nuages!!! Mais c´est aussi très dangereux, ben oui sans repère on s´y perd...

Drapeau-mus--e-de-sel.JPG

En parlant de repère, vous avez vu la taille de mes chaussures: amusant... Non???

Grandes-chaussures-copie-1.JPG

Le sol de sel en séchant, forme des hexagones après la saison des pluies qui la recouvre d´eau entierement:

Octogones-salar.JPG

La réverbération du soleil sur le sol blanc, c´est comme sur la neige, c´est aveuglant, heureusement j´avais mes lunettes de glaciers. Eblouissant:

Rayon-de-soleil-sur-la-salar.JPG

De plus des mirages se profilent à l´horizon, grace à la chaleurs de l´air et du sol vous pouvez observer ce que je pense être des dents de requins. En rélité ce n´est qu´une succession de petits monticules semblant flotter au beau milieu du salar devant l´horizon des montagnes volcaniques du Chili:

montagnes-mirage-salar.JPG

Les p´tits monticules, sont des îles perdues au milieu de cet océan de sel. La plus fameuse, la "Isla del Pescado" est couverte de coraux fossilisés, comme je vous le disait, ce désert était une mer fermée avant que les eaux ne s´évaporent piégeant, outre le sel, les coraux et selon la légende un gros poisson d´où la forme et le nom de l´île. D´immenses Cactus, aux formes étonnantes, parfois fleuris de jaune hérissent ce gros caillous, c´est les mêmes que dans Lucky lucke et rantanplan dis donc:



La chambre de l´hotel de sel dans laquelle j´ai dormi. Les murs et les meubles sont fait de blocs de sel et le sol est couvert de gros sel.

Chambre-hotel-de-sel.JPG

Outre le sel, dans ce grand désert on trouve aussi de grosses pierres aux formes hallucinantes!!! Non les gars, c´est pas le "San Pedro" qui fait effet, vous ne rêvez pas, c´est bien un arbre de pierre:



Et là, moi je dirais bien que c´est un champignon. Mais attention c´est louche, il doit pas être comestible celui là, je ne me risquerais pas à l´essayer à votre place les gars:



Après le salar se trouve des lacs nommés selon leur couleurs, ainsi la "laguna blanca" peuplée de nombreux flamands roses, qui pataugent dans des eaux saumâtres à la recherche de vers de vases:

Laguna-flamanga.JPG

Un magestueux flamand rose et sa copine qui dort sur une jambe:

Flamand-roses-copie-1.JPG

Un ptit jump sur la laguna:

saut-sur-la-laguna.JPG

Les reflets du volcans "Licancabur" sur les eaux paisibles de la "Laguna Verde":

Laguna-verde.JPG

Réalisée sans trucage, la photo de l´étonnante "Laguna Colorada" je crois que c´est sans commentaires:

Laguna-Colorada.JPG

Départ au p´tit matin, pour admirer la lune à travers la vapeur sortant sous pression, (comme d´une cocotte minute) d´un des "Geysers del sol de mañana"

Vapeur-geyser-copie-1.JPG

A presque 5000m d´altitude le "sol de Mañana" est percé de multiples orifices comme celui-ci, d´où s´échappe un souffle malodorant du plus profond de la terre, semblable à un pet:

Trou-geyser.JPG

A la lumière du soleil toujours pas levé, vous pouvez observer le coucher de lune sur le sol rouge "del sol de la mañana". On se croîrait sur Mars!!!

Terre-rouge-Mars.JPG

Enfin, le levé du soleil sur las "termas de Polques", des sources d´eau chaude, et c´est encore meilleur quand on est les premiers sur place:

Lev--e-de-soleil-sources-d--eau-chaudes.JPG

C´était juste avant de prendre un bain dans les sources d´eau chaude. Quand je dis chaude, c´est presque brulante, à 35° quand il en fait 5° dehors on se croirait en enfer. Et je vous dis pas le plaisir de prendre un bain aprés 3 jours sans réelles commodités:

Bain-sources-d--eau-chaude.JPG

Pour finir, et avant de vous retrouver bientôt en france pour terminer mon blog qui avec près d´un mois de retard maintenant est bien bien à la bourre:

Un p´tit clin d´oeil à Bernard Lama et son copain Serge que j´ai rencontré à l´issu d´un match sur l´altiplano:

Bernard-lama-terrain-de-foot.JPG

MDR!!!
Par ptitbret - Publié dans : Bolivie
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Samedi 10 novembre 2007 6 10 /11 /Nov /2007 22:10
Du vendredi 19 octobre au lundi 22 octobre
Sucre.GIF - Altitude 2790 m
- Heure de trajet cummulé  112h00
- Distance parcourue 11627km

La ville de Sucre est pour moi la plus belle ville de Bolivie. Avec ces monuments coloniaux et sa plaza de armas toute blanche. C´est ici qu´a été signé la déclaration d´indépendance du joug de la couronne d´Espagne. Elle garde les traces de ce passé glorieux dans ces monuments tel la casa de la libertad que je n ai pas visité en compagnie des mes acolytes les baleines et les bouygueurs, ce que je regrette maintenant profondement.
Les administrations de la Bolivie ne se trouvent pas toutes à la Paz, c´est ainsi que Sucre avec la cour suprême fait office de capitale bis. En outre ces habitants revendiquent que leur ville devienne la capitale de la Bolivie à part entière.

P1080903.JPG

Il est une tradition à Sucre qui consiste à baptiser les véhicules récements aquis. C´est ainsi que l´on les retrouve dans la rue après les avoir décorés devant la cathédrale.

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Biens décidé a faire un trekk d´une journé autour de Sucre notre groupe s´est empressé de reserver un guide pour le jour suivant. Après une ascension en 4x4 près d´un sommet de la "cordillera de los frailes", nous voici partis pour une petite balade à pied.

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Par chemin très bien aménagé, quasiment dallé,
 
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serpente entre des roches levée et comme déchiqueté:

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"Amazing", (stupéfiant en anglais) comme se plaisait à le dire notre guide toujours très enthousiaste! Il faut dire que le chemin, les pierres et surtout les viscaches "invisibles" étaient autant d´occasion de s´émerveiller:

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Dans le guide Lonely Planet et du routard, il est indiqué que des peintures rupestres sont visibles  sur le chemin. Nous avons pu les observer mais les indications de notre guide un peu mytho à mon goût, n´étaient pas à la hauteur de l´immagination nécessaire pour y croire. En fait, j´ai plus qu´un doute sur la véracité de ses dires. 

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Fier d´avoir parcouru autant de chemin nous voici posant sur une photo de beaufs comme se plaisaient à le dire  les baleines:

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Le dimanche nous avons été flaner dans le marché de la Cancha à Tarabuco. Un marché dominical très pittoresque où sont vendus de très jolis objets et tissus issus de l´artisanat local. Ici, Romain et Clémence, les Bouygueurs, aux prises avec un vendeur ma foi très tenace, on à du négocier avec lui toute la matinée, à chaque fois qu´on le croisait. Tout ça pour qu´il vende finalement à Romain une splendide étoffe tissé et brodée bien en dessous du prix auquels on était prêt à lui acheter initialement. Un bonhomme attachant qui serait prêt à vous faire pleurer quand il use de sa voix mélancolique...  

P1090064.JPG

Ci-dessous une p´tite dame ma fois "ben mignone" elle mange sa soupe dans les rues du marché, comme ça se fait. Elle porte un chapeau à la forme rappellant étrangement celle du casque des conquistadores espagnoles, c´est la "Montera".

P1090061.JPG

Le dernier jour dans cette ville je me suis pas levé à l´heure pour prendre mon bus, sans doute le destin qui m´a fait rencontrer de nouveaux amis, un groupe très hétérogène, que je vous présenterai dans mon prochain article dans le spectaculaire cadre du salar de Yuni...
Par ptitbret - Publié dans : Bolivie
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 22:09
Du mercredi 17 octobre au jeudi 18 octobre
Potosi.GIF - Altitude 4090 m
- Heure de trajet cummulé  109h00
- Distance parcourue 11465km

La ville de Potosi, est dotée d´une montagne regorgeant d´argent. Elle fut la ville la plus riches de d´Amérique du sud à l´époque coloniale. La montagne située derrière la ville, emblème présent sur le drapeau Bolivien, a charrié tant d´argent, que l´on pourrait construire un pont entre Potosi et Madrid. Elle garde des traces de ce passé fastueux dans les monuments mais a sacrifié de nombreux esclaves sur l´hotel de la richesse. Dans un de ces monuments, "la casa de la monedad", devenu musée, y étaient frappées les pièces de monnaie à l´effigie de la couronne espagnole avant d´être envoyées pour remplir les caisses du royaume d´Espagne.

P1080818.JPG

Dans le bus de Uyuni à Potossi, j´ai rencontré des français. Je me suis quelque peu incrusté dans leur groupe "parfait". Il est composé de deux "bouygueurs parisiens limite Versaillais" et de deux charmantes "baleines avignoniaises". Je me suis tout de suite senti bien dans ce groupe à l´organisation bien rodée et doté d´un moral à toute épreuve. A tel point que je me suis laissé guidé pendant tout mon périple avec eux. Si ils me lisent, ils savent qu´ils seront les bienvenus pour ma "scéance représentations photos":

P1080749.JPG

Le jour de notre arrivée, le groupe avait déjà reservé une visite guidée dans une des mines coopératives toujours en activité. Le guide parlant français nous à tout d´abord habillé pour l´occasion en mineur. Nous avons fait quelques emplètes dans le marché des mineurs, feuilles de Coca, alcool à 96º, petits gateaux pour offrir aux travailleurs. Il était prévu contractuellement l´explosion d´un bâton de dynamite, vous me voyez ici à l´oeuvre TNT à la main. Quand ça pète, ça secoue et ça fait du bruit! mais pas de quoi en faire un article de contrat:

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L´entrée de la mine un endroit tout particulier, on pénètre dans un tunnel, le sol est boueux, deux rails permettent aux wagonnets chargés de minerais d´être évacués:

P1080824.JPG

Aux coeur de la mine rencontre avec des travailleurs, poussant leur tribut arraché à la montagne. C´est le moment de leur donner quelques remontants, eaux de vie à siroter, cigarettes brunes à fumer et feuille de coca à mâcher, pour surmonter la pénibilité du boulot:



Les parois de la mine sont parcourues de veines de minerais d´argent mêlée de souffre autrement appellé "or du fou":

P1080863.JPG

Une des spécificités des mines d´argent de potossi, elles contiennent toutes un "Tío" la représentation d´une divinité qui est censé apporter de bon filons et les proteger d´un accident si vite arrivé, quand on manipule la dynamite. L´espérance de vie n´est pas bien élevée et les conditions de vie particulièrement difficiles. Le vendredi, les mineurs doivent rendre grace au Tío et à la "Pachamama" la terre mère. C´est la raison pour laquelle des feuilles de coca et des bidons d´alcool sont répendus sur la statue et le sol en guise d´offrande:

P1080874.JPG

Tout au long de la journée les chariots de minerai sont déversés dans les silos à flanc de montagne avant d´être mené vers les raffineries. A en croire notre guide il resterait encore près de 20 ans de travail...

P1080883.JPG

Dans mon prochain article, la suite de mes aventures avec mes nouveaux amis dans la capitale administrative de la Bolivie, Sucre.
Par ptitbret - Publié dans : Bolivie
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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 23:44
Du dimanche 14 octobre au mardi 16 octobre
Oruro.GIF - Altitude 3702 m
- Heure de trajet cummulé  102h00
- Distance parcourue 11215km


Cet été le groupe de danse et musique "Grupo Andino" de Oruro est venu à la dernière minute pour en remplacer un autre au festival de danse et musique du monde de CUGAND si cher à mon coeur! Je suis allé au contact, j´ai ainsi pu faire connaissance de Oscar, qui m´avait donné sa carte de visite: sympa!!! Et puis il y avait les chaussures d´Arturo, oubliées chez les Francheteau un famille hébergeante de Cugand. Les chaussures d´Arturo, je les avais dans mon sac depuis le départ pour les lui remettre à Oruro, où il habite. Mais voila, en fait d´un oubli, Arturo avait surtout omis de dire à Marie-Thérèse que les chaussure étaient percées et destinées à la poubelle.

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En tout cas ça aura été l´occasion de retrouvailles avec les membres du groupe au retour de leur répétition hebdomadaire, ils sont venus me chercher à l´hotel où je crèchais:

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On est alors sorti en ville, jusqu´au marché central alimentaire où on s´est dégusté un délicieux "Charquekan", le meilleur est servi dans cet établissement tenu par la p'tite dame à droite, 100% Authentique:

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Mais qu´est ce que c´est que ça le "Charquekan", me direz-vous! C´est meilleur que ça en à l´air, je dirais mème délicieux et très nourrissant. C´est de la viande de Llama séchée accompagnée d´un oeuf dure, de pommes de terre et de "mote" maïs frais bouilli. Pour relever le tout, du "Aji" c´est la sauce rouge à base de piment, c´est très "Picanté". Mais moi j arrive pas à en manger, je trouve plus le goût de la nourriture après. Et puis une p´tite bière noire pour pas se dessècher. Le tout servis dans des gamelles de dinette.

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On a fini la soirée dans le studio du frère d´oscar. Ils y enregistrent des groupes locaux et arrangent les musiques, dans un local superpro!

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Le lendemain matin, j´ai gravit "el alto" (toujours en haut), le Mirrador de la ville, un point de vue sur Oruro. La ville est situé à l´entrée d´un désert, son activité principale est minière, on y trouve du cuivre, de l´étain et de l´argent. En dehors de ça il n´y a pas grand chose à voir.

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C´est la raison pour laquelle, après avoir descendu de ma coline, j´ai pris le train. Ça me tenait à coeur de prendre un des trains de l´altiplano. Pitoresque, mais pas autant que le disait le documentaire vu avant mon départ et que mon imagination pouvait me le laisser penser. La faute aux places réservées aux touristes dans les wagons "ejecutivos" (première classe) tandis que les braves gens du pays s´entassent sur les bancs en bois au bout du train, interdits aux touristes. Face à la concurrence des bus, seules reste quelques trains touristiques.

P1080440.JPG

Le train traverse la Pampa Bolivienne, entre Oruro et Uyuni en partie de nuit je n´ai donc vu que la moitié des paysages:

P1080501.JPG

Dont un couché de soleil derrière un bel orage:

P1080649.JPG

Le train menait de Oruro à Uyuni. Un petit détour juste pour prendre le train. A mon arrivé je me suis écroulé, dans le premier Hotel trouvé, mais je n´y suis pas resté, il n´y a rien a faire si ce n´est aller dans le "Salar" le plus grand desert de sel au monde. Mais ça sera pour plus tard. J´avais prévu de visiter les fameuses mines d´argent de "Potosi" et la douce ville de "Sucre", sujets de mes prochains articles.




Par ptitbret - Publié dans : Bolivie
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 03:13

Du mardi 9 octobre au Lundi 13 octobre
La-Paz.GIF - Altitude 3660 m
- Heure de trajet cummulé  99h00
- Distance parcourue 11023km


La capital de la Bolivie est la Paz, ce qui veut dire la "Paix", c´est pas exactement ce qui la caractérise le plus, mais bon. Elle est tout près de la frontière avec le Pérou et du Lac Titicaca. D´ailleur en traversant la frontière je n ai eu aucune difficulté à accomplir les formalités administratives. Mais entre Copacabana sur les rives du lac Titicaca et la Paz se trouve un bras du Lac à Tiquina qu´il faut traverser en bac. Jusque là rien d´excetionnel si ce n est que pour le traverser il faut à nouveau présenter son passeport, ce jour là comme par hasard il était resté dans mon sac à dos dans la soute du bus. Quand j´ai présenté à l´officier du bureau d´immigration la photocopie de mon passeport, il m´a gentiment demandé d´aller chercher mes papiers et de revenir pour les lui présenter et recupérer mon appareil photo laissé en gage. Sans un sou en poche, ça a été sportif pour faire l´aller/retour. J´ai eu de la chance que le bus m´attende pendant près d´une demie heure.

La Paz est une vallée dans laquelle la ville c´est étalé de manière un peu anarchique jusqu´a coloniser le dessus du plateau qui la surplombe appellé Alto ce qui veut dire " Haut", où vivent les plus désherités:

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Elle est tellement tentaculaire qu´une photo ne suffit pas à l´exprimer:

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Une statue à l´effigie de Christophe Colomb se trouve sur l´avenue principale, décorée au goût des peintres locaux...

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Sous la ville coule ce que l´on peut appeller une rivière, mais que je qualifierais plutôt d´égout, ça sent aussi bon que la couleur peut le laisser penser, c´est le "Choqueyapu" :

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Dans le quartier près de l´hotel où je logeais, se trouvait un marché un peu spécial celui de la sorcellerie. On y trouve entre autre chose, des remèdes, breuvages, et des plantes traditionnelles ainsi que des foetus de llamas séchés, morbides:

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Tiens une petite dame en chapeau melon au coeur de la capitale, très courant, mais tellement décalé:

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Et le Policier qui aime manger une glace pendant le service, comment il fait pour dégainer?

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A proximité de la ville "la vallée de la Luna" un site étonnant constitué de cañon et de pitons creusés dans la terre dans un paysage désertique:

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Le site de Tiahuanaco près de La Paz se trouvait sur les rives du Lac, lors de sa construction il y a mille ans! Il ne subsiste presque rien mis à part les reste d´une pyramide, la porte du soleil ci-dessous, la muraille qui entoure la plateforme sur laquelle elle à été placée

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Le prix de l´entrée est abusivement plus élevé pour les étrangers, et sans la p´tite famille Bolivienne et Fernando le mexicain rencointrés dans le bus, je n´aurais pas eu les informations capitales (Hypothèses) délivrées par notre guide cofinancé pour l´occasion dans le musée et sur le site:

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Fan de VTT, je me suis aventuré a prendre deux tickets: un pour la descente du Chacaltaya et un autre pour "la route la plus périlleuse au monde". La première depuis la station de ski la plus haute au monde (aujourd´hui abandonnée), jusque dans la vallée du Zongo, un dénivelé de 3800m sur environ 30km !!!

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La descente, c´est le chemin que vous voyez en contre bas plonger dans les nuages, c´était vertigineux!!! Avec des VTT doubles suspensions et des freins à disques je me suis éclaté comme un gros malade, "à fond de cale les grolleaux".

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Au fait, dans cette descente, j ai quand même eu l´occasion de  chuter, dès le début, de me retourner deux doigts, gros comme le pouce et bleus le lendemain, ils m´ont privé de la deuxième journée.
L´agence ne m´a remboursé qu´1/4 des 75 dollars déboursé pour l´occasion, un belle arnaque contractuelle!!! Mais bon, c´était tellement bon que...

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...je recommencerais bien moi!

A suivre les chaussures d´Oruro...

Par ptitbret - Publié dans : Bolivie
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /Oct /2007 02:41
PUNO.GIF Du mercredi 3 octobre au Lundi 8 octobre
- Altitude 3820 m
- Heure de trajet cummulé  90h30
- Distance parcourue 10873km


Le Lac Titicaca est le plus grand à cette altitude, à tel point qu´on se croyait au bord de l´océan. Les îles qui le parsèment, semblent sorties de la mer Egée en Grèce. Les paysages, sont encore et toujours à la hauteur de l´altitude de l´altiplano.

La route de Cuzco à Puno prend de la hauteur dans un paysage semblable à l´ouest Américain, route toute droite où des camions de (mes) rêves croisent mon chemin:


De nombreuses îles peuplent le lac Titicaca, à commencer une curiosité devenue très touristique, les îles flottantes Uros. En effet une épaisse couche de de joncs permet de maintenir à la surface du lac dont les eaux sont peu profondes, un village entier. La sorte de roseau, omniprésente autour des îles sert à la fois pour l´habitat, la nourriture et pour réaliser des bateaux et des objets vendus aux touristes. Il est assez difficile de prendre une photo relativement autenthique dans ce véritable "Urosland"! J´y suis quand même parvenu, au fond vous pouvez appercevoir la ville de Puno:



Un petit moment de détente sur ce matelas ma foi bien confortable:



Pour me rendre sur ces îles et sur l´île "Taquile" je suis entré en contact avec des Portugais de l´université de Coïmbra, tous fumeurs, ils m´ont permis de mettre à l´épreuve mon sevrage; je tiens toujours bon!!!

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P1070417.JPG Sur l´île Taquile, une vrai île faite de terre et de pierre) au large de Puno le mode de vie est resté très traditionnel. Par exemple les célibataires portent une sorte de bonnet dont le sommet est blanc, tandis que celui des hommes mariés est complètement rouge à motifs. Il est en outre très difficile pour les jeunes de l´île de se marier avec un étranger à la communauté.  Le chemin traversant l´île est ponctué de portes, où je suis ici en compagnie d´un jeune îlien, qui n´a pas manqué de me demander une "Propina" de 1 sol pour avoir le privilège d´être pris en photo avec lui:



Un village proche de Puno, appellé Sillustrani, est dominée par des collines surmontées de tours funéraires, tombes des dignitaires de la tribus Colla peu avant les Incas:



En revenant à pied faute de taxi jusqu´a la route principale éloignée de 5km, j´ai visité la maison traditionnelle de "campecinos" voisins. Une famille de paysans, habitant un charmant petit domaine, entouré de terres cultivées, m´a fait visiter son foyer. Leur accueil génereux contre une modique rétribution m´a permis d´apprécier le mode de vie simple et laborieux de ces gens admirables.

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Le lendemain je prenais le chemin de la Bolivie et de sa frontière, formalisé par cette porte  la séparant du pérou que je compte bien retrouver debut novembre. Les formalité à ce poste frontière sont à mon goût un peu trop administratives. Du bureau de l´immigration Péruvienne ont passe au bureau de transit puis à l´immigration Bolivienne avec un accueil quelque peu glacial de part et d´autre. Gare à ne pas avoir égaré la fiche de renseignements remplie à l´arrivée de l´aéroport de Lima... 

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Arrivé à Copacabana, petit village Bolivien. La plage est bien présente, mais elle n´a rien à voir avec sa fameuse homonyme Brésilienne! De là, partent des bateaux pour "la Isla del sol" que je ne tarderait pas à prendre après un déjeuner avec deux jeunes sympatiques Québecoises. A mon arrivée sur l´île, équipé de mon lourd sac à dos, m´attendaient les marches menant du port au sommet où se trouve l´hotel que j´avais élu pour mon séjour de deux nuits. Cette ascension a été très pénible presqu´un chemin de croix!

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Mais à l´arrivée à l´hotel, le soleil semble proche du crépuscule, la fatigue m´ayant quitté, je m´empresse donc de rejoindre le sommet tout proche pour profiter des paysages de soleil couchant. A mon arrivé je suis accueilli par un routier Colombien vivant à Miami, nous découvrons ensemble, l´immensité du lac, la péninsule, au loin la "Cordiliera Réal" si proche de La Paz, un horzon sans limites...



Le lendemain matin, je prend le chemin du nord de l´île et des ruines du templo del sol. Un péage pour emprunter ce chemin me raquette de 12 bols soit 1€20.

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En chemin je rencontre une femme, son âne et des moutons, typique!










P1070582.JPG Au sommet suivant, je prends le temps de réaliser une sculpture éphémère qui me fait penser à un campessino andin.





















A ma grande surprise, sans trucage ni effet photo, le soleil dessine autour de lui comme un cercle d´arc en ciel, un halo lumineux peut être dû à l´humidité ambiante ou à l´altitude? Si vous avez plus d´info sur ce phénomène, n´hésitez pas en m´en faire part, en tout cas je trouve ça magnifique.

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Entre les trois îles ci-dessous, se trouvaint un trésor englouti sous 8 m de l´eau christaline du Lac Titicaca: des coffres de pierres contenant des objets, dont plusieurs en or massifs. Suite à cette découverte, des fouilles complémentaires menées à proximité ont permis de mettre à jour un imposant temple en pierre, un reseau de sentier et des murs d´enceinte.
A mon avis, les cités d´or se trouvent en dessous avec Estebàn fils du soleil, vu qu´on
se trouve sur l´île du mème nom. Mais je pense que par mesure de protection personne ne veux le dire. J´avais aucun moyen de le rejoindre, mais maintenant que je sais où il crèche, je n´exclue pas d´y refaire un tour.

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En attendant j´ai eu l´occasion de rentrer en compagnie d´une petite famille bretonne du périgord Loïc, Donia, Yuna et Ael. Un voyage en famille de 4 mois en amérique du sud au rythme des filles comme ils disent mais tellement intense... Une bonne idée d´école buissonière! Ils partaient pour Cuzco, je leur souhaite bon route et bon vent.



Une petite vue sur les plages, on se croyrait en bretagne! non?



Lorsque le soleil se lève sur "la isla de la luna" face al sol derrière des nuages menaçant. On pourrait croire au crépuscule mais il s´agit bien de l´aurore. Etonnant!!!

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Au diable l´avarisse, la même photo un peu plus tard, tout aussi surprenant!

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Je me lache, mais j´en peux plus de ces photos de carte postale, au même moment de l´autre coté de l´île:

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Je vous laisse avec ces paysages vertigineux, dans l´attente de mon article sur la capitale de la Bolivie, la bien nommée "La Paz"
Par ptitbret - Publié dans : Pérou
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 17:25

Du mardi 25 septembre au 2 octobre
- Altitude 250 m
- Heure de trajet cummulé  83h30
- Distance parcourue 10484km

Un des objectifs de mon periple au pérou était de faire le rencontre de la forêt amazonienne. Je n´ai pas été déçu! En effet une des forêts les mieux préservée se situe au Pérou dans la réserve très préservée de Manu. Il était indiqué dans le guide Lonely Planet - ma bible de voyage - qu´il était impossible d´entrer dans la réserve sans un guide et une agence de voyage. Avec ma forte tête il aura fallu que je m´aventure seul malgré tout, il est vrai que le ticket d´entré avoisine quand même les 100$ par jour.
Enfin, je me décide donc à prendre le bus pour Paucartambo: étape obligatoire pour entrée dans Manu.
Le proprio du bus de la compagnie "Gallito de las rocas" Guimmy mon nouveau copain, m´a placé avec lui dans la cabine conducteur où je peux admirer les magnifiques paysages qui se déroule sur le chemin de terre très étroit et sinueux dans le cerro derrière Cuzco: 





Guimmy m´expique que je n´irais pas bien loin tout seul. En effet à mon arrivée au pueblo, je suis accueilli par un garde de la réserve. Il me questionne sur mon projet et m´explique ce qui était écrit dans le guide: entrée dans la reserve obligatoirement guidée, sous peine d´amende! Avec chance, Guimmy, le patron du bus connait bien une agence très sérieuse (par ailleurs inscrite dans le guide) Pantacolla. Une expédition prévue le lendemain, s´arrêtra au village pour prendre le petit déjeuner. Les derniers détails se règle au téléphone, le paiement par carte ne peut se faire à distance, seul les cartes Visa sont acceptées! Avec une confiance aveugle, ma "Gold" fera le voyage pour Cuzco avec guimmy dès le lendemain matin (conseil de banquier: attitude à proscrire en toute circonstance!!!).

papy---lie.jpg Dans l´après midi, j´ai appris le décès de mon papy Elie, je savais qu´il n´allait pas bien depuis quelques temps, et ne pas être présent pour lui dire un dernier adieu m´a beaucoup affecté. Je profite donc de ce blog pour lui rendre un dernier hommage:

- en publiant cette photo qui est pour moi l´image que je veux garde de lui...

- en lui disant "t´inquiète pas mon ptit gars tout va bien" et fais un bisou à mamy de ma part,

- en lui chantant "elle a du sentiment ma vache" 


Adios Papy Elie

Il se trouve que le grand père de Guimmy habitant le village était charpentier dans le temps, on y passera un petit moment. La nuit à Paucartambo, je la passerais dans la garçonnière de mon ami avant qu´il ne parte à 3h pour Cuzco. Une pensée pour lui, son courage, son honnêté et pour son "querido sebatían"...

Le lendemain, comme convenu je retrouve les membres de l´expédition pour Manu: 2 Suisses, 1 Belge, 2 Anglais et 3 Hollandais, le guide, Franco-italien d´origine se prénomme Darwin, ses commentaires seront en anglais, très européen tout ça!!! Le temps d´un petit déjeuner, les présentations sont faites. Nous voilà partis en bus pour la "forêt de nuage", un joli nom pour le versant amazonnien de l´altiplano qui plonge en moins de 30km de 2900m à 500m d´altitude. Du sommet dans la "Puna" le paysage devient subtropicale, des arbres de plus en plus grands, des fougères immenses, des palmiers, des chants d´oiseaux tropicaux aux milieu des nuages brumeux étouffants les montagnes environnantes. Plus on zig-zig, entre les pentes abruptes et détrempée de cette forêt dans les nuages plus le paysage s´applatit.



En arrivant au bas de la dernière colline, le paysage n´est qu´une immense plaine couverte dune forêt traversée par les méandre du fleuve "Alto Madre de Dios" il est temps de rejoindre le boté "Péké Péké" une très longue barque, moyen le plus commode pour se déplacer.



Dans l´étouffante jungle chaude et humide qui fait transpirer comme un "Capybara" (Petit mammifère entre le cochon et le ragondin) seul l´air accordé par le déplacement de la barque accorde un peu de bien être. On est pas bien lâ???



A l´occasion d´une pause pipi sur la berge, on ne manque pas de se faire bouffer par de voraces moustiques, que même le répulsife ne parvient pas à éloigner. Lorsque l´on ne croise pas un gros caïman tout disposé à vous croquer, belle bête, hein...



Ce petit paradis est heureusement peuplé de gentils animaux qui feront office de proies à ma place, ainsi, on trouve de nombreuses espèces d´oiseaux dont le fameux et fabuleux coq de roches emblème du pérou aux couleurs chatoyantes:



Le petit colibri croisé avant d´embarquer à Alataya:



La grosse perruche verte qui à voulu boire dans ma bière au pub de Boca Manu Village:



Ou encore les Perroquets du mur des lamentations Aras qui n´arrêtent pas de se voler dans les plumes:



J´ai vu aussi des ibis, des hérons cendrés comme chez nous, des aigrettes, des sternes, des espèces de bérites en plus jolies et plein de sorte de canard sans oublier l´insaisissable martin pêcheur.

De nombreux mammifère, nous cotoient également, comme nos cousins les singes, ici le capucins un peu agressif à mon goût (tout ça parce que je ne lui ai pas donné de pourboire en échange de la photo comme c´est la tradition):

Mais il y a aussi les singes laineux, les roux, que j´ai vu et pris en photo et les autres dont je me souviens pas du nom.
J´ai aussi eu l´occasion de batifolle avec une famille entière de loutre géante:



qui doit être en train de dévorer un poiscaille ou bien un Piraña, que j´ai eu l´occasion de pêcher sans succès, alors que notre guide accompagné du fidèle Menquières en ont retiré un petit spécimen après avoir masacré un grand nombre d´appats:



Regardez ses petites dent et ces yeux, on dirait les même que le bébé Caïman que j´ai pris en photo de nuit camouflé dans les herbes et les moustiques



Je lui aurai bien fait un bisou, mais il quand même moins mignon que les bébés Aligatores qui font "Eon Eon Eon" hein, Toitoine! lol

Lors de nos nombreuses marches dans la jungle, nous avons croisés plein d´arbres, (c´est un peu normal puisque c´est une forêt) comme les géants Ficus les papas de ceux du salon, ou le tronc énorme des Pocpocs, je suis devant pour vous donner une idée de la taille de la bête:



On peut rencontrer également de gigantesques palmier de différentes espèces
J´ai été assez surpris, mais il n´y a quasiment pas de fleurs dans cette jungle en revanche des lianes pendent de tous les arbres, et de nombreux arbres sont à terre, chaque plante se bat pour sa survie, la loi de la jungle sans doute. C´est vert, très luxuriant et bruyant.



La jungle sèche à cette époque de l´année, pour dire, il n´a pas plu une goutte en une semaine. Au grand désaroi de mon guide Darwin qui aime la pluie. Cette situation est causé selon lui par la fumée des incendits perpétrés au brésil et par le réchauffement climatique. Il n´en reste pas moins que les paysages au coucher de soleil sont magnifiques:



La nuit, il y a aussi plein de petites bêtes qui se promènent dans la forêt, des chauves souris, des tarentules ou mygales, des insectes comme les phasmes et aussi de gros animaux dont on entend parler mais que l´on ne voit jamais comme le Puma ou le Jaguar, à croire qu´ils sont aussi timides que les serpents.

Heureusement la nuit nous étions abrités par de sympatiques cabanes dénommées Lodges. En bois, sur pilotis, sans véritables parois, les murs étaient en fait de simples mousticaires, le toit recouvert de palmes:

P1060417-copie-1.JPG

Pendant tout le séjour, j´ai cru mourir de faim, le cuisto Mariano, était pourtant extra-excellement-bon, mais je n´arrivais pas a me rassasier avec ma portion et celle de l´Ecossaise qui ne mangeait presque pas! En plus, tout les matin j´étais pris de vertiges, je n´ai pas compris ce qui m´arrivait!?

Pour l´anecdote, j´ai rencontré dans un des lodges un malaisien de environ 60ans qui parlait très bien français, figurez-vous que sa maman était originaire de Clisson et que son nom était Trochu. Comme le monde est petit! Non? Et injuste aussi, car il souffrait depuis son arrivée au Pérou, d´une occlusion intestinale le pauvre.

Dans mon prochain article, le grand lac perché, le Titicaca et ses îles...

Par ptitbret - Publié dans : Pérou
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 01:13
MACHU-PICCHU.GIF Du jeudi 20 septembre au vendredi 21 septembre
- Altitude 2250 m
- Heure de trajet cummulé 68h30
- Distance parcourue 10470km

Marlon tenancier de l´hotel Marlon´s House précité à Cuzco est égalementTour Opérateur, ne traîna pas à nous présenter son Machu Picchu "Tour", qui compte tenu de l´organisation nécessaire pour réserver le billet de train (seul moyen d´accès) et l´entrée au fabuleux Machu Picchu, nous décida avec Henning à suivre les conseils avisés de Marlon.
Deux jours après, nous empruntions un circuit touristique qui nous mena dans deux marchés trop touristique et nous autaurisa une visite éclair des sites géniaux de Pisac et de Ollantaytambo de la vallée sacrée.



Dans le train de "Machu Picchu Tchou Tchou", les wagons réservés aux touristes nous ont emmenés bien gentillement jusqu´au centre d´Agua Calientes où notre hotel ne nous  attendait pas, puisqu´il était complet. Arrangements de dernière minute avec un hotel ami nous permit de nous reposer jusqu´à notre départ à 5h00 du mat. Décidé à monter à pied, compte tenu de "l´escroquerie" organisé par le bus Machu Picchu Teuf Teuf, c´est une marche de 2 km où plutôt un escalier à gravir en 1 heure selon le livre qui nous attendait. Il m´a fallu 35 minutes pour rejoindre notre guide qui nous attendait à 6h15 à l´entrée du site. Un effort récompensé par le levé de soleil sur les montagnes environnantes et les premiers batiments du monument.



Une fois entré, on se croit dans la carte postale légendaire, sans commentaire:



Après 1/4 d´heure d´ébahissement, le guide a disparu. Je décide d´abandonner le groupe dans l´attente du guide tel un troupeau de mouton espérant son berger. De plus pour gravir la montagne que vous voyez dans le fond, "le Wayna Picchu"



il faut se bouger le cul, seulement 200 veinard maxi par jour peuvent prétendre y grimper. J´ai bien fait de partir, j´étais  le 192ème à me présenter à la porte!!! En plus j´ai pris plein de photos de cette merveille sans trop de touristes parasites et avec un ciel bleu à faire pâlir l´océan. J ai quand même dû attendre dans la file pendant près d´une heure, pour me taper une autre marche, un escalier plein de marche en compagnie d´une médecin Coréene réalisant son tour du monde.



Petite pause au sommet! Le machu vu d´ici me fait penser à une japonaise en tenue traditionelle ou à Mickey, vous trouvez pas?!



Puis je suis redescendu avec mon pote Brésilien jusqu´au temple de la lune.



Encore des ruines mais sauvages celles là. On se croierait volontier dans Indiana Jones.



Il est déjà 1h00 de l´après midi mais j´ai dû oublier un truc vachement important. Y a pas à manger ici et j´ai rien prévu! Heureusement, mon copain avait avec lui un régime de banane et une fontaine d´eau gazeuse. Merci encore, sans lui je serais sans doute mort de soif et de faim!!! A notre retour au pied du pic Wayna Picchu, il se met à pleuvoir, je ne regrette pas d´avoir pris autant de photos du machu sous le soleil. Je retrouve mon Henning que j´avais abandonné dans les marches avant l´entrée n´en pouvant plus et qui est déjà décidé à rentreren bus vu la fatigue accumulée. Mais moi j´en ai pas encore assez. Je décide de rejoindre le "Ponté Inca" qui me permet de rencontrer les "Archis Chiliens" une bande de prof en architecture dont l´un d´eux porte mon prénom, étonnant pour un hispanohablante. Ils me permettront de finir mon repas avec un biscuit aux céréales, une orange et du maïs grillé (J´ai quand même encore faim). Il est 17h00, le machu se vide de ses touristes petit à petit, seulement peuplé de groupe d´enfants en poncho aux couleurs de l´arc en ciel sous une pluie fine. Je fini ma carte mémoire 750 photos (un malade) et je me décide à redescendre en courant les marches pour Agua Caliente en moins d´un quart d´heure. Je suis fatigué, sans ampoule, affamé mais ravi d´avoir profité à 100% de ma journée.
Avec Henning, Johannes un scout allemand rencontré dans le train "Machu Picchu Tchou Tchou" et Miguel le conquistador espagnol réfugié de l´aéroport de MadridLe festin de soupe et de poulet a achevé cette journée, la première du printemps au Pérou (de l´automne chez nous).




On m´a fait remarquer que je n´étais pas présent sur les photos, me voici donc devant la merveille. Dans mon prochain article vous découvrirez l´amazonnie et la forêt de nuage...
Par ptitbret - Publié dans : Pérou
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